où vous voyez-vous dans     5 ans ?

C’est là question qui est posé 9 fois sur 10 en entretien d’embauche :

C'est une question très floue, personne ne sait vraiment ce qu’il fera dans 5 ans et pourtant les recruteurs n’attendent qu’une seule bonne réponse à cette question. Il faut éviter de tomber dans le piège de l’excès de sincérité, de la réponse trop spontanée qui pourrait d’emblée vous mettre hors course pour le poste.


1) Pourquoi les employeurs posent cette question ?


Allez-vous rester sur le long terme ?

Tout d'abord ils veulent savoir si vous allez rester au sein de l’entreprise sur le long terme.

Si au travers de vos réponses le recruteur perçoit que vous n’allez sans doute pas rester dans l’entreprises très longtemps cela risque de le refroidir sur votre candidature.


Êtes-vous vraiment intéressé par le pose ?

Aussi, il veut vous sonder pour voir si vous êtes réellement intéressé par le poste et pas uniquement par ses perspectives d’évolution

Dans ce cas, le recruteur peut être septique puisque si l’entreprise a du mal à évaluer ses besoins pour les prochaines années cela peut être un frein dans la mesure ou peut être qu’elle ne sera pas en mesure de répondre à votre besoin d’évolution.

L’ambition c’est bien mais si vous paraissez trop pressé le recruteur peut se dire « globalement s’il n’évolue pas rapidement il partira ou alors ce poste n’est qu’un tremplin pour avoir mieux après ailleurs ».


Les recrutements sont longs et coûteux 

Un recrutement demande du temps à l’entreprise, sa grande peur c’est de perdre 2 mois à vous recruter, 6 mois à vous formez pour qu’au final vous partiez 1 ou 2 ans après.


Pour résumer le recruteur cherche à vous sonder :

  • Vos souhaits d’évolution peuvent-ils s’accorder avec les besoins de l’entreprise ?
  • Quel est votre potentiel ? votre ambition ?
  • Quelles compétences souhaitez-vous développer ?
  • Globalement : Est-il raisonnable d’investir sur vous ?



2) Que faut-il répondre à cette question ?


Pour répondre à cette question, partez de ce que vous aimeriez faire et qui pourrait servir l’entreprise, tout en donnant des détails : Donnez une cohérence à vos ambitions.

Si vous souhaitez prochainement déménager dans une autre ville à l’autre bout de la France ou bien crée votre entreprise dans les 5 ans le recruteur se dira « A quoi bon le recruter ? ».

Donc, dans votre réponse, mieux vaut éluder ce genre de volonté, le dire pourrait vous desservir, car le recruteur ne saurait pas dans quelle case vous placer.

Dans tous les cas il vaut mieux sous-entendre que vous serez toujours dans l’entreprise.


Les différents types de projets professionnels :

  • Amélioration des compétences techniques (approfondir compétences actuelles, élargir son domaine de compétences).
  • Évolution vers un poste de management : Attention, pour aller dans cette direction, il faut déjà être crédible dans son cœur de métier. A écarter pour un profil débutant avec pas ou très peu d’expérience.
  • Évolution vers une nouvelle compétence / fonction : Par exemple un ingénieur qui passe au commercial, ou un commercial qui passe au recrutement ou a la formation. Les doubles compétences sont recherchées et dans un marché de l’emploi tendu, avoir deux casquettes peut vous sauver la mise.
  • Évolution géographique du marché : à l’international par exemple.


Pour résumer, l’idée c’est de s’aligner avec l’entreprise : faire coïncider vos intérêts avec ceux de l’entreprise en étant le plus honnête possible.

Globalement vous positionner en fonction de l’entreprise et des évolutions possibles.




3) Les 3 erreurs à éviter


La réponse trop ambitieuse 

Ça c’est le cas du candidat pris de court. Le recruteur demande : « Où vous voyez-vous dans 5 ans ? » et le candidat réponde : « À votre place ! ».

Ce type de réponse risque de vous vous faire paraître pour quelqu'un de prétentieux et provocateur avec un objectif très peu réaliste.

En fait c’est le genre de réponses un peu bébête que donnent les candidats non préparés : Réponse à éviter absolument puisque cette réponse donne au recruteur le sentiment que vous esquivez la question par manque de réflexion.


Le manque d’ambition

Pour éviter de paraître trop prétentieux certains candidats peuvent être tentés d’employer d’abuser de l’emploi du conditionnel dans leur réponse :

« Si ça si ça » ; « Je me verrais bien » ; « J’aimerais » ; « Je ferais bien.. » tatati tatata...

À défaut du candidat trop sûre de lui, ici cela laisse transparaître votre manque d’ambition professionnelle, alors non pas de conditionnel dans votre réponse.

=> Vous pouvez par contre segmenter votre réponse :

Exemple pour un comptable : « Je veux tout d’abord bien comprendre le processus de saisie comptable, puis être capable de participer à la réalisation du bilan, à terme c’est vrai qu’un poste de responsable comptable m’attire ».


Les réponses hors sujet

C’est le cas du candidat qui ne cerne pas bien la question.

Exemples de réponses hors sujet :

  • Pour un commercial à l’étranger : « Je souhaite améliorer ma maîtrise de l’anglais ».
  • Pour un contrôleur de gestion : « Je veux approfondir mes compétences sur Excel ».

La question « Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? » n’est pas à confondre avec la question 

​« Quels sont vos axes d’amélioration ? » posée en entretien d’évaluation.

Lorsque le recruteur vous pose cette question il souhaite en fait savoir si votre projet professionnel est compatible avec les besoins de l’entreprise.



>> Voir aussi les questions à poser en entretien d'embauche

 

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